GAUCHA ARGENTINA

Pour atteindre Mendoza, nous traversons la cordillère des Andes au pied de la plus haute montagne d’Amérique: l’Aconcagua s’élevant à 6932 mètres d’altitude. La cordillère forme une frontière naturelle séparant le Chili de l’Argentine. L’accès au col se fait par un enchaînement de 28 virages des plus sinueux, quelques remontées mécaniques basiques indiquent la présence d’une station de ski, le paysage est vierge de toute végétation, seule la frontière bouscule le calme ambiant de la montagne. À notre arrivée, la file de véhicules patientant est déjà longue, nous passons trois heures à l’arrêt, on sort tous les bagages du bus, on ouvre certains sacs, on passe les bureaux de douanes …
La route du côté argentin se poursuit dans un  magnifique décor malheureusement la nuit tombe rapidement et nous sommes privés de ces beaux paysages. Nous arrivons à Mendoza deux heures plus tard que prévu, il est plus de 20h30.
Dans l’immédiat, notre priorité consiste à faire du change. Il y a quelques mois, des espagnols rencontrés en Thaïlande, nous ont parlé du blue market de l’Argentine. L’instabilité économique du pays a fait naître un marché du change non officiel, appelé le blue market, le taux pratiqué est 20 % plus intéressant que le taux officiel des banques. On nous a signalé deux lieux à Mendoza ou se pratique ce marché parallèle: dans une galerie du centre ville et à la gare. À notre grande surprise, le Blue market se fait dans des bureaux de change à la gare, il n’y a plus qu’à comparer les taux. Nous avions spécialement prévu des dollars, ils sont préférés à l’euro. On obtient 12,3 pesos pour 1$. Le cours officiel n’est qu’à 9,8!!!!
Nous n’avons pas réservé de logement, un rabatteur à la gare nous embrouille pour nous louer une chambre, les hôtels du centre serait complets, on se laisse conduire. L hôtel se situe trop loin du centre, il est glauque et manque de propreté. On préfère tenter notre chance ailleurs, le rabatteur repart contrarié à la gare et nous partons avec tous nos bagages à la recherche d’un taxi. Il est bientôt 22 heures, nous n’avons pas dîné et pas un taxi de libre ne passe dans ce coin perdu.
On se décide à rejoindre le centre en marchant, les trottoirs ne sont pas entretenus, il faut faire attention à chacun de nos pas pour ne pas risquer de s’enjamber!!!
Après dix minutes, on interpelle enfin un taxi. Il nous embarque et nous dit qu’il n’est pas prudent de traîner de ce quartier ou se passe de nombreux vols. Il nous conduit à une première adresse trouvée dans le routard. L’hôtel est complet. Notre chauffeur nous conseille alors une auberge de jeunesse situé dans un quartier plus sûre. Ils ont une chambre pour nous quatre pour 450 pesos avec petit dej. Ça y est, on est au chaud, Bonnie dort déjà dans nos bras, Gast et Maje sortent acheter deux sandwich. Dans le hall du logement vadrouillent des jeunes de toutes nationalités, c’est vivant et bon enfant, on va être bien ici!!!;-)

Le 22 mai:

Nous sommes restés 3 nuits à Mendoza. L’auberge de jeunesse, dotée d’un patio et d’une cuisine  était très sympa. Il y avait un bon réseau wifi ce qui nous a permis de préparer la suite de notre parcours et de faire notre déclaration d’impôts … Et oui, il y a toujours quelque chose qui nous rappelle à l’ordre…;-)  
Nous avons fait une belle sortie cheval dans un ranch tenu par Javier et Caroline, une belge installée en Argentine depuis 4 ans. Les yeux des filles brillaient de bonheur. Maje a monté un très beau cheval dont les étriers ronds le différenciait de tous les autres. Elle était si heureuse d’être seule sur sa monture. Elle s’est débrouillée comme une pro, se mêlant au groupe avec fierté, elle attendait ce moment depuis si longtemps!!!
Bonnie a commencé seule sur un cheval, gaston tenait sa monture par une corde. Malheureusement le cheval n’aimait pas être lié ainsi et il s’est plusieurs fois agité secouant notre petit Bonnie dans tous les sens!!! Elle a bien tenu, en riant, en se rassurant mais à la troisième rébellion de l’animal, elle a eu peur et a souhaité descendre!!! Javier l’a alors prise avec lui sur son cheval et comme à son habitude Bonnie n’a pas arrêté de papoter, il a même eu droit à un cours de français!!
De retour au ranch, nous avons partagé une excellente parilla, Maje était la plus heureuse … Une randonnée en cheval suivit d’un bon morceau de viande !!! Quoi de mieux pour elle;-)
Les deux autres journées passées à Mendoza ont été consacrées au devoirs et au shopping!!! L’Argentine est un pays très branché, ils ont quelques enseignes très sympa mais malheureusement pour nous très chères !!! Toujours cette inflation qui rend la vie particulièrement onéreuse !!! On a demandé pourquoi on ne trouvait pas ses enseignes en France, on nous a expliqué que contenu de l’économie locale, les vêtements seraient trop onéreux arrivé en France et donc invendable!!! Il est vrai que certains paquets de pâtes sont à 8 € au supermarché alors que d’autres sont à 70 centimes, pour le même produit mais une différente marque!!!  C’est le prix entre l’importation et le local…assez dingue …
Avant de quitter la ville, nous nous sommes offerts une excellente parilla à La Lucia, un bon restaurant au service impeccable … On a pu entrer dans la cuisine pour voir la préparation de la parilla: dans un espace clos, des buches sont brûlées au dessus d’une grille afin de laisser tomber les braises. Ces dernières sont récupérées, étalées et par dessus on installe la grille puis la viande!!!

Le 23 mai:

Nous prenons le bus de nuit pour Salta. On part pour 19 h de trajet!! Nous avons pris la catégorie semi cama pour 90€ par personne, la nourriture est comprise pendant le voyage … Le coût des transports en Argentine fait mal!!
À bord, deux chauffeurs se relaient et une hôtesse sert les repas. Notre dîner sera servit en plateau, un repas froid nourrissant mais pas des plus goûteux …!!!
Dans le bus, on fait connaissance avec deux jeunes français en voyage en Amérique du Sud … En discutant, on découvre qu’ils viennent de Tignes et l’un d’eux et le fils de Hervé Favre… Le monde est petit!!!
On arrive à 15h à Salta!!! On pose nos sacs dans une auberge de jeunesse et on file se dégourdir les jambes au marché artisanal. Ça fait du bien de s’aérer la tête même si les 19h de trajet sont passées vite.

 

Le 24 mai:

Aujourd’hui c’est férié en Argentine et pour cause, c’est fête nationale!!!
La plupart des commerces sont fermés. Nous nous sommes organisés une nouvelle randonnée en cheval avec Parilla, mais cette fois en partant le matin. Un vieux pick up vient nous récupérer à l’hôtel et nous quittons Salta pour nous perdre dans les montagnes. La route n’est pas asphaltée, nous sommes secoués à l’arrière du véhicule heureux de nous retrouver en pleine nature. Les filles apprécient le look de notre chauffeur, un vrai gaucho avec son large chapeau et ses souliers crottés… L’arrivée à l’estancia est à la hauteur de nos attentes. Pas de folklore pour touristes, de l’authentique avec une vieille table en bois, des crânes de vaches au mur, un vieux babyfoot aux couleurs délavées par les années, des selles recouvertes de peaux lainées usées, deux grosses oies picorant des grains de maïs  et des une quinzaine de chevaux dans un parc.
La balade traverse la forêt, les chevaux grimpent, le chemin est étroit, on évolue en file indienne. Au sommet d’une colline, on s’arrête pour reposer nos montures. Les filles sont toujours autant emballées, Bonnie est seule sur un cheval tenue en corde par notre gaucho. Maje monte un haut cheval, elle était impressionnée au départ mais passée l’appréhension du départ, elle savoure l’instant, trottant dès qu’elle le peut;-)
A la fin de la promenade, nous avons la possibilité de galoper. Avec Gaston, on se laisse griser à ses quelques minutes de vitesse.
Nous rentrons au ranch emballés de notre sortie. La table est dressée, prête à accueillir ses convives!!  Assiettes en bois, pot en terre gorgé de vin rouge, légumes à la vapeur, plateau ou fument saucisses et côtes de bœufs provenant du barbecue…Le décor est parfait et nos voisines hollandaises très sympathiques, on ne pouvait pas rêver meilleur parilla !!! :-)

 

Le 25 mai:

Quelques lignes sur les habitudes en Argentine s’imposent… !!!!
De 14h à 17h, c’est la pause: la sieste est culturelle ici !!! Les villes semblent désertées de leurs habitants, la plus part des commerces ferment. Les portes s’ouvrent de nouveau en fin d’après midi et tardent jusqu’à 21 heures.
Les argentins sont très croyants et très pratiquants. Nous avons visité la belle cathédrale de Salta à l’heure de la messe, elle était pleine de fidèles de tout âges… Dans l’allée de droite, une file de personnes patientait debout pour se faire confesser, là encore, des ados, des trentenaires, des anciens, …. Tous pratiquent.
Les spécialités culinaires du pays:
Les parillas : barbecue de viandes
Les empanadas  et le « Dulce di leche » dont Christian nous a donné la recette: Cuire en mélangeant pendant 30 à 40 minutes: 1 litre de lait, 750 gr de sucre et un peu de cannelle puis laisser refroidir mais ne pas mettre au frigo.

 

Le 26 mai:

6 heure du matin, le réveil sonne. Les murs de notre auberge de jeunesse sont si fin que l’on doit avoir réveillé tous les locataires !!! On déjeune rapidement dans la cuisine commune. Pas de lait aujourd’hui, l’agence nous a conseillé de boire beaucoup d’eau, de manger des fruits et de proscrire la viande. Nous partons au Tolar Grande pour 3 jours. Nous sommes à 1200 mètres d’altitude à Salta et nous allons franchir un col à 4600 mètres, il faut préparer nos corps à cette montée rapide en altitude pour éviter le mal des montagnes: le sorocho… L’arrivée au Ladakh ne m’avait pas épargnée, j’avais été épuisée pendant 3 jours avec une douloureuse migraine.
Christian, notre chauffeur/guide nous récupère à 7h, il parle français. On quitte la ville sous la grisaille, on roule deux heures et alors que les montagnes dévoilent des sédiments de multiples couleurs et que la vallée  se couvre de milliers de cactus, le ciel s’éclaircit. La végétation se limite exclusivement aux cactus candélabres.
On s’arrête déjeuner à la ville de San Antonio de Los Cobres, la plus haute ville d’Argentine, située à 3800 mètres d’altitude. Un pot au feu de Lama, des empanadas de viande et des pomme de terre au fromage de chèvre nous réchauffent de la fraîcheur locale: 2 degré sous un soleil de plomb, on ne préfère pas imaginer combien il fera à la nuit tombée !!!! On nous annonce qu’une tempête de neige s’est abattue sur une partie de la cordillère orientale hier soir et que le col menant au Tolar grande est impraticable …on désenchante, en même temps on a peine à y croire, on aperçoit effectivement de la neige sur les montagnes au loin mais ca ressemble plus à un saupoudrage. Christian se renseigne auprès de l’armée, les véhicules 4×4 parviennent à passer le col…. On décide de prendre la route, nous ferons demi tour en cas de danger.
Au dessus de 3000 mètres, les cactus disparaissent pour faire place à un paysage désertique, parsemé de « ralijar », touffes d’herbe vertes pastels. On croise des troupeaux de Lama, on aperçoit des aigles et on découvre des suris: des autruches de montagne… Lorsqu’on a tenté de les approcher, elles ont fuit à une étonnante vitesse, leurs deux échasses sont sacrément rapides!!! Nous passons un col à 4000, un autre à 4600… Les filles ont mal à la tête. On leur donne de l’ibuprofène. Avec Gaston, nous buvons depuis hier de l’infusion à la coca, très efficace contre le mal des montagnes mais déconseillée aux enfants. La coca est une plante très cultivée sur les plateaux andins, elles est mâchée pour couper la faim et la fatigue, dans les mines elles donnent du courage, en altitude elle est infusé pour parer le Sorocho. Elle est aussi l’élément de base naturel de la cocaïne!!
Nous traversons plusieurs fois la voie ferrée du train des nuages. Ce train est le plus haut du monde, il passe des cols à 4500 mètres d’altitude sans aucun système de crémaillère, il effectue des paliers en virages zig zag passant de la marche avant à la marche  arrière.
À la fin du 19 eme siècle, le train devait permettre le transport de marchandises et de passagers entre l’Argentine et le Chili. Malheureusement, au moment de relier la voie ferrée chilienne à celle d’Argentine, ils se sont aperçu qu’il y avait 20 cm d’écart entre les deux. Le train d’un pays ne pouvant circuler dans l’autre pays, il fallait décharger le contenu des wagons à la frontière!!! Aujourd’hui le train des nuages fonctionne encore du côté argentin mais uniquement dans un but touristique et à 180 $ la journée!
Le paysage désertique, offre au regard les montagnes au loin et de vaste terre parsemée de touffes d’herbe, de salpêtre et de cailloux. Le sol est sec pourtant des vigognes y trouvent de quoi manger.

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Un petit village construit près d’une mine anime ces étendus sauvages. Quelques habitations, des camions transportant le minerai, du linges suspendus à un fil, un terrain de jeux pour enfant, 70 âmes demeurent ici. Les conditions de vie ne doivent pourtant pas être faciles, les hommes triment à la mine et les femmes subissent l’isolement, elles doivent braver le froid pour laver, cuisiner et vivre.  

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On traverse le Salar de positos, immense étendue de sel dont les couleurs varient du blanc au gris. On est loin de tout, on marche un peu sous le soleil qui tape fort, seuls nos pas animent le silence des lieux. Nous poursuivons notre itinéraire et traversons un plaine qui s’étire à perte de vue, les kilomètres de piste ont du être tracés à la règle pour être aussi droits. Pas une voiture ne passe, nous sommes seuls face à cette immensité. Soudain Los Colorados apparaît au loin, ces formations géologiques de terre glaise ocre constituent une multitude de cônes se dressant fièrement sur fond de ciel bleu. Comment ces montagnes de terre se sont formées, pourquoi surgissent elles au milieu de cette plaine aride? Tant de questions sans réponse…
Après ce magnifique décor, des roches sculptées par l’érosion marquent l’entrée dans le Salar du diable, plus gris, plus terne.
Bonnie se sent toujours pas très bien, elle a vomis tous ce qu’elle avait mangé et elle se plaint de mal de tête mais comme à son habitude, elle sourit!!
La route se poursuit dans un environnement de plus en plus enneigé, nous traversons la cordillère orientale pour pénétrer la grande plaine du Tolar grande. Le plateau est entouré de montagnes, d’un côté la cordillère orientale de couleur ocre et légèrement parsemée de neige, de l’autre la cordillère des Andes totalement enneigées.

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À 18h nous parvenons au village de Tolar Grande. Perché à 3800 mètres d’altitude, ils comptent 100 habitants qui survivent de la mine et des quelques touristes de passage.

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La vie est rude sur l’altiplano, rien ne pousse dans la terre trop sèche, trop riche en sodium de souffre…peu d’animaux s’acclimatent à cette aridité, quelques pumas, renards, et cochons d’Inde résistent … Les produits alimentaires sont importés de Salta. Un seul bus par semaine relie la vallée à cette terre isolée. Il arrive le mercredi soir et repart le vendredi, c’est l’unique lien entre ces deux mondes. 180 km sépare le village de Tolar grande à la petite bourgade de San Antonio de Los cabres.
Nous logeons dans une hospedaje appartenant à Théophila. La maison est chauffée par un poêle allumé du matin au soir. Lorsque le soleil se couche, les températures chutent à -10 degré. Notre chambre est très fraîche, un chauffage d’appoint permet de gagner quelques degrés avant de se coucher. Les lits cumulent les couvertures de laines, l’eau chaude n’est disponible que de 20h à 21h, il faut s’adapter aux conditions de vie rudimentaires. Le repas sera servit à 20h, nous nous retrouvons dans la pièce chauffée par le poêle pour lire, écrire, trier les photos. Il y a même la télévision avec des dessins animés. Le menu du soir est adapté au climat ambiant. Soupe de légumes et pot au feu de lama, il faut réchauffer les corps. Bonnie est toujours pale. On part se coucher mais lorsqu’on pénètre notre chambre, 5 cm d’eau recouvre le sol. Lorsque l’eau a été ouverte à 20h, la pression trop forte a fait exploser la canalisation. On s’entasse dans une autre chambre, gaston va devoir dormir pour la première fois depuis notre départ dans une autre pièce, avec le guide!;-)

La nuit n’a pas été des plus reposante, avec Gaston, nous avons eu du mal à dormir à cet altitude. Nous avons eu mal à la tête.
Nous sortons du lit difficilement, la chaleur des couvertures nous retient alors que le froid de la chambre nous saisit.
Le petit déjeuner nous attend au bord du poêle. Il ne faut pas s’attendre à du pain frais, on mange ce qu’on nous donne, et personne ne s’en plaint, l’important est surtout de pouvoir boire une boisson chaude.
Dehors le ciel est d’un bleu pur comme on ne le voit qu’en haute altitude. Malgré le soleil qui cogne, il ne fait encore que moins un. Nous commençons notre journée par les dunes de sable de El Arenal. Nous grimpons difficilement au sommet d’une des formation de terre. Notre souffle est court, on marche au ralentit, on s’essouffle vite. Sur la crête, on découvre un panorama exceptionnel sur les deux cordillères. Il n’y a pas de mot pour exprimer la beauté du site. Nous sommes seuls dans l’immensité de ce décor. Aucun autre véhicule, aucun touriste, les aborigènes du Tolar Grande ne souhaitent pas voir leur région envahit par les touristes, ils ne communiquent pas pour attirer les foules, ils refusent que les guides, tel le Routard ou le lonely planet, parlent du Tolar. Le lieu est préservé, le paysage en est que plus saisissant!
Nous poursuivons par la traversée du Tunnel d’el ombre muerto: une grotte avec trois cavernes ou l’on peut voir des formations de cristaux et des stalactites de sel.  On pénètre d’un côté de la montagne et après différentes cavernes et passages ou l’on doit parfois évoluer à quatre pattes, on ressort de l’autre côté.

Pour le déjeuner, nous retournons à notre hôtel de Tolar Grande. Encore de la soupe en entrez, mais cette fois ci suivit de pâtes avec du poulet.

Notre digestion se fait sur le bord de l’Ojos Del Mar: une petite lagune à l’intérieur du Salar. La profondeur est inconnue mais la nuance de couleur laisse supposer des variations assez importantes. C’est ainsi que toutes les nuances de bleus se retrouve dans la lagune…. Encore un bel endroit .
Nous devions poursuivre vers le cône de Arita mais le passage du col permettant l’accès n’est pas franchissable avec la neige. Gaston est très déçu, Christian nous propose de modifier l’itinéraire et de rejoindre dès ce soir San Antonio de Los Cobres. Nous y passerons la nuit et partirons demain effectuer une boucle vers le nord avant de rejoindre Salta.

Nous passons la deuxième nuits de notre excursion à San Anton de Los Cobres. Christian nous a trouvé une chambre d’hôtes chez un de ses ami. Nous savourons le plaisir d’une douche chaude. Nous dînons à la carte: du lama à crème et du bœuf à la plancha. En dessert, on nous propose une crêpe au dulce di lecce… Une tuerie !!!! Hyper calorique mais excellent!
La nuit sera comme celle de la veille… Nous dormons mal, notre corps n’est pas habitué à cette altitude. En position horizontale, le mal de tête s’empare de nous et nous tient éveiller. Au petit matin, les filles et moi sommes prises de nausée… Le petit déjeuner nous redonne des forces pour parer les -4 degré extérieur.
Nous IMG_8739 IMG_8789prenons une piste en direction de la salinas grande. Des vigognes, des lamas, des ânes habitent la plaine un peu plus riche en végétation. Des cactus appelés « à tête de grand père », car leur sommet est gris clair, parsèment la vallée.
Après 3 jours de piste, on retrouve le confort d’une route asphaltée et on découvre la salinas grande, un Salar  bien blanc exploité pour son sel.

Arrêt photo et reprise de l’itinéraire par le passage d’un col à 4200 mettre d’altitude avant d’entamer la redescente vers le vallée via 160 virages sur 40 km. On passe de 4200 à 2200 mètres d’altitude, pour arrivée au village très touristique de Purmamarca célèbre pour sa roche au 7 couleurs.

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On reprend la route en suivant la quebrada de umahuaca et ses montagnes colorées direction Jujui pour une pause café. Cette dernière halte n’a pour nous pas grande saveur, la petite ville est bien moins plaisante que Salta.
Nous avons cumulé plus de 1000 kilomètres en 3 jours d’excursion dont les trois quart effectués sur des pistes de terres et de gravier!!
Le retour à notre hospedaje « Salta for siempre » nous permet d’effectuer une lessive, de cuisiner un bon repas, de prendre une bonne douche et surtout de passer une bonne nuit! On retrouve aussi des températures clémentes… Et ça, ça fait du bien!

Le 31 mai:

200 km séparent Salta de Cafayate. La partie intéressante de la route se nomme la Quebrada de las Conchas: « la vallée des coquillages ». Les montagnes modelées par l’érosion sont constituées de différentes couches sédimentaires de multiples couleurs.
Le panorama est très scénique, on adore.

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On arrive à Cafayate : la terre du vin et du soleil. On apprend que 70% des vignes de Cafayate appartiennent au groupe Pernod Ricard!!!
Pour notre pause déjeuner, on se régale à la Casa de las Empanadas, une institution à en croire les murs recouverts de messages ventant les qualités gustatives de ces chaussons fourrés tantôt aux fromages, à la viande ou aux légumes.